Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919)

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LOT N° : 140
DESCRIPTION :
Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919) Etudes pour une Maternité, vers 1895-1900 Sanguine, crayon et craie blanche, monogrammée en bas à droite. 31 x 23 cm Nous remercions le comité G-P.F DAUBERVILLE d’avoir confirmé l’authenticité de l’œuvre. Elle sera incluse au supplément au Catalogue Raisonné de l’artiste en préparation. Un... Lire la suite

ESTIMATION : 8000 € - 12000 €

DATE ET LIEU DE LA VENTE :
MAISON DE VENTE
8, Rue Dominique Larréa 64500 SAINT-JEAN-DE-LUZ
Vendredi 13 mars 2026 à 14:00

DESCRIPTION DÉTAILLÉE

Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919) Etudes pour une Maternité, vers 1895-1900 Sanguine, crayon et craie blanche, monogrammée en bas à droite. 31 x 23 cm Nous remercions le comité G-P.F DAUBERVILLE d’avoir confirmé l’authenticité de l’œuvre. Elle sera incluse au supplément au Catalogue Raisonné de l’artiste en préparation. Un avis d’authenticité sera remis à l’acqéureur. Provenance : - Vente Christie's Londres, 19 octobre 1990, n° 49. - Collection particulière, acquise lors de cette dernière. Œuvre en rapport : Pierre-Auguste Renoir, Trois Esquisses de Maternité, vers 1893, Héliogravure. Bibliographie en rapport : - G-P DAUBERVILLE, Renoir : Catalogue Raisonné des tableaux, pastels, dessins et aquarelles [2], 1882-1894, Paris, Bernheim Jeune, 2009, n°S 1574, 1575, 1576, 1577, 1580. - J. STELLA, The graphic work of Renoir, s.n, s.l., s.d., n°59. Ce dessin constitue un témoignage particulièrement éclairant du travail préparatoire mené par Pierre-Auguste Renoir autour du thème de la maternité, sujet profondément personnel qu’il développe à plusieurs reprises dans les années 1885-1888. Il se rattache directement à la série des Maternités exécutées lors de ses séjours à Essoyes et à La Roche-Guyon, dans lesquelles l’artiste représente sa compagne tenant leur fils nouveau-né. Bien que Renoir ne reconnaisse officiellement son fils Pierre qu’en 1890 — alors que celui-ci est né cinq ans plus tôt — ces œuvres traduisent déjà l’intimité du lien familial et l’importance accordée à ce motif dans son œuvre. L’analogie entre le présent dessin et les compositions peintes est particulièrement significative. La figure féminine centrale, par son attitude et la construction générale du groupe, renvoie clairement aux figures maternelles des toiles connues, tandis que la tête du nourrisson esquissée dans l’angle supérieur gauche se rapproche étroitement de celle figurant dans la Maternité reproduite au Catalogue raisonné sous le numéro 1576. Ces rapprochements formels permettent d’identifier sans ambiguïté les personnages représentés comme étant la compagne de Renoir et leur fils, et soulignent le rôle de ce dessin comme étape de réflexion et d’expérimentation. Cette fonction préparatoire est confirmée par le témoignage de Berthe Morisot qui, dans ses Carnets, relate sa visite à l’atelier parisien de Renoir en 1890. Elle y observe un ensemble important de dessins destinés à nourrir les compositions peintes et note avec justesse : « Toutes ces études préparatoires pour un tableau seraient curieuses à montrer au public qui s’imagine généralement que les impressionnistes travaillent avec la plus grande rapidité ». Le présent dessin illustre parfaitement cette démarche méthodique, révélant un Renoir attentif à la construction des figures et à l’expression des liens familiaux, bien loin de l’improvisation que l’on associe parfois à l’impressionnisme.